parfaite

                      L’événement malheureux qu’ont connu des adeptes de l’église de Gbanamè à Adjarra (dans les villages de Kpadovié et Agassako) le week end dernier est loin d’une parenthèse fermée. Les rescapés du drame ne sont pas encore au bout de leur peine. Ils doivent s’expliquer à la justice. Ainsi une enquête judiciaire est ouverte…

En dehors des deux derniers encore gardés aux soins intensifs selon des sources concordantes, les 7 autres qui ferment la liste des 9 rescapés de ce qu’il convient désormais d’appeler « le drame des adeptes de Gbanamè à Adjarra»  s’expliquent en vue de faire la lumière dans cette nébuleuse. A cet effet, deux officiers de police judiciaire ont écouté hier sur leur lit d’hôpital  au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé Plateau où ils étaient admis, les rescapés sur les circonstances du drame. Plus le Commandant de la brigade territoriale de gendarmerie d’Adjarra serait aussi passé à l’hôpital pour mettre à disposition les premières dépositions obtenues après le drame. Cette étape importante est un préalable avant tout jugement de valeur des tribunaux dans cette affaire qui a défrayé la chronique.


Selon nos sources, en dehors des soins à  eux assurés par le gouvernement, ils sont désormais sur instruction et ne peuvent rejoindre leur famille que sur décision des autorités judiciaires. Mieux, les 5 dépouilles sont gardées et aucune visite des parents. A en croire une source policière, les déclarations prêtent à confusion sur le caractère spirituel des objets retrouvés sur les rescapés : des bougies de couleurs rouge et bleue, de l’encens, des bracelets et des ceintures dits de protection… Mais, la grande interrogation est de savoir de quels moyens disposent la justice pour apprécier dans une affaire aussi spirituel que mystique ? La suite nous édifiera.

Retour sur les faits

Plus d’une dizaine d’adeptes de l’église de Parfaite encore appelée Daagbo des villages de Kpdovié et d’Agassako dans la commune d’Adjarra ont été asphyxiés et admis ont été admises d’urgence dimanche dernier au CHDOP de Porto Novo. Deux des patients sont décédés sur place et trois personnes sont mortes depuis leur maison. Les cinq corps sont déposés à la morgue de l’hôpital. Neuf autres personnes sont dans un état comateux. Elles ont suivi des soins intensifs aux services des urgences, de la pédiatrie et de la réanimation.

Selon les informations glanées, ils  ont été atteints d’une intoxication au monoxyde de carbone. Les responsables de l’église en question auraient souhaité que les fidèles fassent un rituel de purification dans la nuit du 27 au 28 janvier dernier. Ce rituel consisterait à jeûner, à fermer les yeux et à s’enfermer dans une chambre embaumée d’un encens spécial et à prier intensément avec une grosse bougie allumée et spécialement conçue. C’est donc au cours de ce rituel que certains de ces fidèles appartenant à plusieurs familles sont tombés dans le coma ; d’autres sont décédés par asphyxie après inhalation du monoxyde de carbone.

Relais Raoufou Lawani

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Patrice Talon Kiyofumi Konishi 777x437

 

Lettre ouverte de l'Organisme Ouest Africaine pour la Décentralisation (OOAD) à son excellence le Président de la République du Bénin, monsieur Patrice Talon:

Objet: Indignation suite à la destitution en cascade des Maires.

Monsieur le Président,
C'est avec grande désolation que l'OOAD suit l'actualité politique dans votre pays notamment en ce qui concerne la politique au niveau locale, puisque c'est notre domaine de compétence. Le Bénin votre pays a opté depuis 2003 à la décentralisation qui veut que le pouvoir descende vers le bas peuple afin que l'exécutif se consacre aux grands projets de développement retenus dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'action. Quatorze ans après, force est de constater que le processus reçoive du plomb dans l'aile tout juste après votre avènement.

En effet, plusieurs Maires ont déjà été destitués sous votre ère. Nous voulons citer par exemple SOURADJOU KARIMOU de Parakou, l'ex Maire d'Allada etc. Le cas qui fait objet d'actualité est celui de Ouidah, où la destitution du Maire Séverin AJOVI est en cours.

Ce qui écœure l'OOAD, c'est que dans la plupart des cas, ces Maires ne sont accusés que de faits non probants attestés pas des tribunaux. Il n'est pas avantageux qu'on se base sur des supputations pour démettre les autorités communales.

En outre, cet état de chose hypothèque dangereusement le développement des communes et arrondissements en ce sens qu'il ne permet pas aux conseils de se concentrer comme cela se doit sur le travail à faire pour insuffler aux collectivités une dynamique ambitieuse d'émergence.

Monsieur le Président, voilà autant de raison qui nous ont motivé à vous écrire afin que vous, première autorité, garante des lois et de la cohésion, vous puissiez prendre des dispositions qui s'imposent pour arrêter ce désordre qui n'honore guère votre pays. Les Maires qu'ils soient de votre bord politique ou pas, vous avez la responsabilité de veiller à ce qu'ils restent imperturbables dans l'accomplissement de la mission à eux assignées, car au bout du rouleau, le développement d'une commune X ayant pour Maire un opposant sera attribué à votre personne, puisqu'on ne voit le pays de l'extérieur qu'à travers vous.

Nous vous saurons gré des mesures à adapter pour une résolution définitive du malaise à partir de l'actuel Maire de Ouidah

Fait à Lomé, le 30 janvier 2017,

Le Secrétaire Général de l'OOAD, Fréjuste KPOLIME

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Intégralité du Point de Presse


Le conseil des ministres a tenu sa séance hebdomadaire ce jour mercredi 1er février 2017, sous la présidence de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Le point de presse de ce jour portera sur 4 points majeurs.

I-Adoption des projets de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Université nationale des Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (UNSTIM) et de l’Université nationale d’Agriculture (UNA).

Qu’il vous souvienne que le Gouvernement, dans un souci de rationalité et d’efficacité, mais aussi de brassage interculturel entre tous les fils du Bénin, a redéfini la carte universitaire de notre pays.

Ainsi, en octobre 2016, le décret créant notamment ces deux universités a été pris pour corriger certaines insuffisances de l’ancienne carte universitaire et traduire la nouvelle vision pour l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique.

Ce décret d’octobre 2016 précise en son article 4 que « des décrets pris en Conseil des ministres fixeront les attributions, l’organisation et le fonctionnement de chacune des universités ».

C’est donc en vertu de cela que deux projets de décrets ont été adoptés pour fixer les attributions et permettre à ces deux universités thématiques (UNSTIM et UNA) de mettre en place l’organisation et le développement des outils nécessaires à leur décollage.

II-Approbation des Statuts des Agences territoriales de Développement agricole.

Pour dynamiser l’agriculture béninoise et créer les conditions de la sécurité alimentaire, le Gouvernement a décidé, d’une part de revoir le cadre institutionnel du MAEP et, d’autre part de créer des Agences territoriales de Développement agricole (ATDA). La finalité de cette réforme, c’est de faire de l’agriculture l’un des principaux leviers de développement économique et de création de richesse et d’emplois. Pour ce faire, une amélioration significative des performances est requise.

Cela passe par une réforme conséquente. D’où les mesures visant la séparation des fonctions régaliennes des fonctions d’appui au développement des filières agricoles d’une part, et la territorialisation du développement agricole d’autre part.

L’émergence des Agences Territoriales de Développement Agricole, qui sont des Offices à caractère social, culturel et scientifique est une conséquence de la réforme sur les Pôles de Développement agricole inscrite au Programme d’Action du Gouvernement 2016-2021.

Le Conseil a adopté le projet de décret portant approbation des Statuts desdites Agences et a approuvé lesdits Statuts.

III-Nouveaux tarifs des actes d’huissiers de justice en matière civile et commerciale.

Les tarifs des actes d’huissiers de justice sont rigoureusement réglementés, en raison de la mission de service public dont relèvent leurs activités. Ceux actuellement en vigueur datent de 2005.

Après plus de 10 années d’application, certains de ces tarifs se révèlent de plus en plus inadaptés à l’évolution du coût de la vie et des diligences que requièrent parfois les actes de leur ministère.

La Chambre nationale des Huissiers du Bénin a soulevé certaines préoccupations qui ont été examinées au cours des séances de travail qui ont eu lieu entre le Ministère de la Justice et la Chambre.

Sur la base des éléments de comparaison recueillis dans la sous-région ouest africaine notamment, il est apparu la nécessité de réviser la grille tarifaire des actes des Huissiers.

Le Conseil a, en conséquence, adopté le projet de décret portant modification des articles 1er et 2 du décret n°2005-38 du 09 mars 2005 fixant les tarifs des actes d’huissiers de justice en matière civile et commerciale.

IV-Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification de l’Acte de 1991 de la Convention Internationale pour les Obtentions Végétales (UPOV) adopté à Genève, le 19 mars 1991.

La Direction générale de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) dont le Bénin est membre, a prévu l’adhésion de l’OAPI à certaines Conventions internationales.

C’est le cas de la Convention de l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV), signée le 2 décembre 1961 et qui a été révisée en 1972, en 1978 et en 1991.

Il est à souligner que l’Union pour la Protection des obtentions végétales a pour mission d’établir et de promouvoir un système efficace de protection des obtentions végétales en vue d’encourager l’amélioration des plantes, la création de nouvelles variétés végétales améliorées.

Le Conseil d’Administration de l’OAPI autorise l’Organisation à adhérer à l’Acte de 1991 de cette Convention, et recommande sa ratification par les Etats membres.

Avec l’adhésion à l’Acte de 1991 de cette Convention, notre pays pourra désormais participer aux travaux des organes de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et tirer avantage de cet instrument juridique. (accès à des variétés performantes sélectionnées à l’étranger, possibilités accrues en matière d’amélioration de la production et d’exportation de produits, renforcement de la coopération entre agriculteurs…)

Le Conseil a adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification de l’Acte de 1991 de la Convention internationale par les obtentions végétales.

Je vous remercie.

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Marie Odile Attanasso 1Falsification

Enseignement secondaire : Des cadres arrêtés pour falsification de la signature du ministre

Le ministère de l’enseignement secondaire que dirige Lucien KOKOU est secoué par une sérieuse crise depuis peu. Après l’épisode du Secrétaire général du ministère (SGM) qui a été facilement limogé dernièrement pour manquement, c’est maintenant une affaire de « faux et usage de faux en écriture administrative » qui occupe l’actualité de la maison qu’administre l’inspecteur Lucien Kokou.

De quoi s’agit-il concrètement ?

En effet, après la suspension des extensions de groupe pédagogique dans les établissements d’enseignement public comme privé, des cadres de ce ministère selon nos recoupements, auraient falsifiés un arrêté avec la signature du ministre Lucien Kokou pour autoriser, et ce, en violation des nouvelles dispositions des établissements privés à procéder à l’extension de leurs groupes. Dans ce processus de fraude, sept collèges privés situés dans les départements de l’Atlantique et le Littoral ont bénéficié des avantages illégaux de cette fraude. Une situation qui a rapidement mis la puce aux oreilles de l’autorité. Après les enquêtes requises, trois cadres de ce ministère ont été épinglés. Ils ont tous reconnu les faits et séjournent depuis la semaine dernière (le jeudi dernier) en prison en attendant que la lumière soit faite sur ce dossier. Nous vous suivrons ce dossier avec attention.

 

Chafick FAGBÉMI

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