Marie Odile Attanasso 1Falsification

Enseignement secondaire : Des cadres arrêtés pour falsification de la signature du ministre

Le ministère de l’enseignement secondaire que dirige Lucien KOKOU est secoué par une sérieuse crise depuis peu. Après l’épisode du Secrétaire général du ministère (SGM) qui a été facilement limogé dernièrement pour manquement, c’est maintenant une affaire de « faux et usage de faux en écriture administrative » qui occupe l’actualité de la maison qu’administre l’inspecteur Lucien Kokou.

De quoi s’agit-il concrètement ?

En effet, après la suspension des extensions de groupe pédagogique dans les établissements d’enseignement public comme privé, des cadres de ce ministère selon nos recoupements, auraient falsifiés un arrêté avec la signature du ministre Lucien Kokou pour autoriser, et ce, en violation des nouvelles dispositions des établissements privés à procéder à l’extension de leurs groupes. Dans ce processus de fraude, sept collèges privés situés dans les départements de l’Atlantique et le Littoral ont bénéficié des avantages illégaux de cette fraude. Une situation qui a rapidement mis la puce aux oreilles de l’autorité. Après les enquêtes requises, trois cadres de ce ministère ont été épinglés. Ils ont tous reconnu les faits et séjournent depuis la semaine dernière (le jeudi dernier) en prison en attendant que la lumière soit faite sur ce dossier. Nous vous suivrons ce dossier avec attention.

 

Chafick FAGBÉMI

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pere julien

Bénin : «Il faut vraiment faire attention pour gérer ce pays» dixit le père Julien Pénoukoun

 

   La décision d’interdiction de toute manifestation religieuse sur la voie publique semble ne pas rencontrer l’adhésion des autorités religieuses de notre pays. Si les musulmans sont montés très tôt au créneau pour manifester leur désaccord, l’Eglise catholique conformément à la tempérance  et la parcimonie qui la caractérise ne semble pas non plus adhérer à la décision gouvernementale.

C’est du moins ce que l’on peut comprendre de l’entretien accordé à un organe de la place par l’aumônier national des cadres et des personnalités politiques ; président de l’observatoire chrétien catholique de la gouvernance, le père Julien Pénoukoun.

Interrogé sur l’interdiction de manifestation religieuse sur la voie publique, le père Pénoukoun affirme que la décision du gouvernement « est vraiment inquiétant ». A en croire l’homme d’église, les autorités de notre pays doivent revoir la manière dont elles nous gèrent. «Je crois qu’il faudrait qu’on revoie la manière d’intervenir et de gérer les hommes», ajoute-t-il pour exprimer son désaccord vis-à-vis de la manière dont la décision d’interdiction a été prise. «Si c’est pour révéler le Bénin et réaliser un nouveau Bénin, nous sommes tous d’accord mais il y a une manière de faire » se désole-t-il.

Mais au-delà de la forme, l’aumônier national des cadres et des personnalités politiques s’interroge également sur le fond de la décision gouvernementale. « En ce qui concerne le chemin de croix, j’ai plusieurs observations à faire. Le chemin de croix ou d’autres manifestations religieuses puisqu’on a parlé des frères et sœurs musulmans qui ont été déguerpis manu militari ; c’est ce qu’on a dit. Quand on veut poser des actes de ce genre, on doit avoir la délicatesse de s’approcher des autorités concernées pour échanger avec elles et aussi les mettre à contribution parce qu’elles sont mieux situées pour expliquer à leurs fidèles et le ministre de la Justice fait partie aussi des fidèles pour leur expliquer les nouveaux jets de reformes qu’on a. On ne peut pas se lever et puis prendre des décisions et nous dire désormais qu’il n’y a pas ceci, il n’y a pas cela, mais on veut bien.» martèle le prélat.

Pour le père Julien Pénoukoun, l’église ou la mosquée ne s’approprie pas du domaine public. Nous, on ne fait que passer. «Pour aller au cimetière avec les cercueils, il ne faut plus passer parce que nous on ne fait que passer. On ne s’installe pas ; on ne s’approprie pas. On ne peut plus passer pour enterrer ces morts ; on ne peut plus passer pour faire des manifestations de soutien au gouvernement et puis rien dans les rues ? Non ! Non ! Je crois qu’il y a un problème de fond » a souligné le prélat avant d’inviter les autorités du pays à privilégier le dialogue.

«Asseyons-nous parce qu’il ne faut pas créer des tensions inutiles. Je veux que nous nous respections et que nous prenions le temps parce que tout ce qui est fait sans le temps n’est pas respecté par le temps» a conclu le père Julien Pénoukoun.

 

Edouard DJOGBENOU

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Benin City Edo State

VOULEZ VOUS CE BENIN OU 

CE BENIN

benin crime

L'opération dégerpissement , contrairement à toutes les rumeurs qu'elle laisse entendre dans le rang des populations qui en sont les victimes me semble plutôt bien pensé. toboula et son équipe ne descendent pas sur un coup de tête pour libérer les lieux qui en réalité nous appartiennent tous. J'ai vu toute une planification, de la stratégie et même de l'éthologie en action. Bien que ce soit une des rares fois où j'assiste personnellement à cette opération, ce ne sont pas que des bâtiments cassés qui ont retenu mon attention. Le préfet et sa garde passent les premiers en premier pour inspecter les locaux marqués, donnent l'ordre de déménagement puis ça demarre. Lorsqu'au cours de l'opération une panne électrique se présente, automatiquement elle se règle car une équipe de la SBEE accompagne son excellence. Une panne liée aux installations de la Soneb, même chose. Je pense personnellement que ce n'est toujours pas courant d'avoir de pareilles opérations toutes pensées chez nous. Loin de faire de la communication je pense que l'œil qui dénonce doit aussi pouvoir apprendre à féliciter quand il le faut. Pendant que tous tachent de relever les insuffisances moi j'en ai trouvé des points à féliciter et voilà. Notre plume restera debout aussi longtemps pour la justice et le développement.

La rédaction

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joseph djogbenou

LE GARDE DES SCEAUX JOSEPH DJOGBÉNOU : «Nos espaces publics ne peuvent plus être exposés à l’expression de la foi et de la religion»

A propos de la libération des espaces publics, des interprétations erronées se font à vau-l’eau. Là-dessus, le Garde des Sceaux, Joseph DJOGBÉNOU, a tenu à vite circonscrire les déviances en mettant les points sur les "i". «Notre constitution après avoir affirmé la liberté de culte affirme aussi la liberté de la circulation et que les lieux publics, les espaces publics devront être réservés pour l’usage de tous les citoyens», rappelle le Ministre de la Justice.

D’ailleurs, l’alinéa 1 de l’article 23 de la constitution précise: «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d'opinion et d'expression dans le respect de l'ordre public établi par la loi et les règlements. L'exercice du culte et l'expression des croyances s'effectuent dans le respect de la laïcité de l'État.» Dès lors, le Ministre reste formel sur le rôle de l’Etat : «Ce n’est pas parce que la foi est une affaire privée que l’Etat n’accompagne pas. L’Etat protège chaque citoyen et chaque religion.»

Pour fixer davantage les uns et les autres, il martèle : «Le gouvernement considère que nos rues, nos espaces publics ne peuvent plus être exposés à l’expression de la foi et de la religion.» Selon ses explications, quelles que soient les confessions, musulmanes, chrétiennes, religions endogènes, l’expression de la foi ne doit plus consister en l’occupation de l’espace public. Et pour que ses propos ne soient pas éventuellement travestis, il ajoute : «Ce n’est pas non plus dit qu’il n’y aura pas d’espaces pour exprimer sa foi.»

Il rassure en précisant qu’il y a des espaces comme les stades. Il a, par ailleurs, informé que le gouvernement, lui-même, identifie des espaces pour permettre à chacun, quelle que soit sa religion de s’exprimer. Mais, insiste-t-il toujours, sans occuper les espaces publics. Loin de penser que c’est une seule religion qui est visée, Joseph DJOGBÉNOU avertit : «C’est une mesure qui s’applique à chacune des confessions.» Selon lui, « Les chemins de croix, par exemple, ne devraient plus être faits par l’occupation des espaces publics.»

«Ce n’est pas une interdiction de l’expression religieuse», a-t-il répété en boucle. «L’Etat, c’est aussi de l’ordre».

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