noir et fier

Alors qu’à moins de 40 ans Macron devient Président en France, au Bénin, on tue les génies. A 11 ans Nicoué Peace Delaly a été recalé à l’examen de Baccalauréat, session de juin 2017. Pourtant, l’enfant a régulièrement fait la classe de Terminale au collège d’enseignement privé CTH de Hêvié. Tout dans son cursus indiquait qu’il s’agit d’un surdoué. Selon les propos de son géniteur K. Nicoué Afoutou lui-même instituteur, Peace Delaly parlait déjà couramment le français et l’anglais à 4 ans. Il y a deux ans, il réussissait brillamment au Bepc alors qu’il n’avait que 9ans. En classe de Terminale, il a fait trois examens blancs et tout le temps 1er avec 15 de moyenne. C’est alors que son directeur s’est engagé à le présenter. Mais curieusement son dossier déposé depuis janvier, c’est à trois semaines de l’examen, qu’on fait comprendre aux parents, lorsqu’ils étaient allé chercher sa convocation, que son cas devra être d’abord étudié en Conseil des ministres. Depuis, plus rien. Plongé dans le désarroi, les parents de Peace Delaly en appellent à l’indulgence du Chef de l’Etat pour que leur enfant puisse composer lors de la session de remplacement.

Lire la lettre ouverte adressée au Chef de l’Etat et le diplôme du BEPC délivré par l’Etat

LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L’ETAT, SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

Monsieur le Président,

Nous en appelons à votre clémence et à votre magnanimité. Vous êtes le Chef de l’Etat, le Président de la République. Vous êtes une Institution divine. Et au roi, Dieu donne toujours la sagesse pour diriger et régler les problèmes qui concernent les êtres qu’il a créés et qui sont  ses sujets. Il vous donnera, nous en sommes sûrs, la sagesse pour parler de notre situation.

En effet nous venons très respectueusement plaider le cas de l’enfant de 11 ans recalé au baccalauréat, session de juin 2017. Le Directeur de l’Office du BAC nous a dit qu’il s’en référait à votre autorité pour trancher la situation. Il nous a dit avec douceur et compréhension qu’il ne nous promettait rien, mais qu’il se pourrait, que notre enfant reçoive l’autorisation de composer en session de remplacement. Il était compréhensif et partageait nos détresses. D’ailleurs il l’a réitéré à Golfe télévision.

Nous ne savions pas que la candidature de notre enfant poserait tant de problèmes. Nous pensons que cet enfant ne peut pas être exclu sans que vous interveniez. Nous voudrions, nous vous en supplions, que vous nous receviez, nous avec ledit enfant. Depuis il est effondré et en pleur. Tant il espérait au moins composer à cet examen, même si d’aventure  la porte de l’université leur serait fermée pour un moment pour raison de son âge puéril. Dans tous les cas, il aura l’occasion d’embrasser d’autres études avant son cursus universitaire.

Monsieur le Président, vous aimez travailler avec discrétion  et nous l’apprécions beaucoup. Nous comptons sur votre discrétion, votre clairvoyance et votre grande capacité de gestion.

Nous ne nions pas votre amour pour ce pays et pour chacun de nous.

Dieu vous bénisse.
Vive  le Président 
Vive la République

Pour les Parents du candidat
K. Nicoué Afoutou, Instituteur
95 93 95 71
94 46 41 78

 Source : Matin Libre
 
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adjavon

 

Ex-candidat à la présidentielle béninoise, l’homme d’affaires, présenté comme la deuxième fortune du pays, se dit victime d’une guerre d’usure. Il cherche à transférer ses activités à l’étranger.

Depuis le 13 janvier, Sébastien Ajavon n’est plus à la tête de sa société Comon-Cajaf, spécialisée dans l’importation et la distribution de produits alimentaires, principalement de volaille surgelée.

L’intéressé lui-même n’a donné aucune explication officielle à sa démission, mais il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de la conséquence de ses récents ennuis judiciaires.

Cette décision illustre également la volonté de celui qui est arrivé troisième au premier tour de l’élection présidentielle de mars 2016 de faire en sorte que son engagement politique ne pénalise pas ses activités commerciales.

Le Bénin subit la crise nigériane

Présenté comme la deuxième fortune du Bénin, derrière le chef de l’État, Patrice Talon, Sébastien Ajavon est aussi le premier contributeur fiscal du pays. Depuis 2016, son empire économique a beaucoup souffert. Tout d’abord, en raison de la récession qui sévit au Nigeria, son groupe, détenteur de 50 % des parts du marché de la réexportation de poulet vers ce pays voisin, a vu ses recettes fondre de plus de 70 %.

Une situation assez difficile, que l’affaire, qualifiée de « rocambolesque » par ses proches, des 18 kg de cocaïne retrouvés dans l’un des conteneurs de sa société au port de Cotonou est venue aggraver. C’était le 28 octobre 2016. Gardé à vue pendant sept jours, puis relaxé « au bénéfice du doute » et « pour insuffisance de preuves », il a vigoureusement dénoncé un « complot politique » destiné à l’« humilier ».

Un empire attaqué

Certes, Sébastien Ajavon a bénéficié du soutien de ses pairs durant cette affaire, avec sa reconduction à la tête du patronat béninois. Mais il a également découvert, selon ses proches, que cette « guerre politique » n’était que la face visible d’une guerre d’usure. Car, environ deux semaines après sa libération, et sur le fondement de cette affaire de cocaïne, les douanes béninoises ont retiré à l’homme d’affaires l’agrément qui lui permettait d’opérer sur le terminal à conteneurs de Djeffa. Une mesure perturbant sérieusement le fonctionnement de toute la chaîne de transit du groupe.

Dans la foulée, deux autres symboles de l’empire de Sébastien Ajavon ont également été touchés par des mesures restrictives : la chaîne de télévision Sikka TV et la radio Soleil FM ont été fermées par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication pour avoir, comme cinq autres médias, violé leurs conventions d’autorisation en modifiant unilatéralement le lieu d’où elles devraient émettre. La radio a été autorisée fin janvier à émettre de nouveau, mais tel n’est pas encore le cas de Sikka TV.

Une alliance politique rompue

Après avoir eu maille à partir avec le régime précédent, sous lequel son groupe a notamment fait l’objet d’un redressement fiscal de 32 milliards de F CFA (49 millions d’euros), l’homme d’affaires béninois espérait un quinquennat paisible, lui qui a été faiseur de roi et membre privilégié de la coalition qui a permis à Patrice Talon de remporter la présidentielle de mars 2016. Mais ce rêve semble s’être brisé.

Autour de Sébastien Ajavon, on laisse entendre que celui-ci n’attend plus grand-chose du pouvoir en place depuis la violation de l’accord formel qu’il avait conclu avec l’actuel chef de l’État : « Nous devions obtenir le tiers des postes ministériels. Nous n’avons eu que trois petits ministères, qui de surcroît sont gérés depuis la présidence. Pour moi, ce n’est pas une bonne collaboration. »

Un conseiller proche du président béninois estime quant à lui : « Ajavon a lui-même cherché les histoires qui le poursuivent. On ne peut pas dire qu’on est dans la mouvance présidentielle et en même temps entretenir des mouvements syndicaux contre le régime. C’est une lubie ! » Dans les salons présidentiels, Patrice Talon refuse de commenter. « Notre alliance a vécu », a-t-il cependant confié à l’un de ses visiteurs du soir, en décembre dernier.

Dans le collimateur du pouvoir

En réalité, les deux plus grandes fortunes du Bénin n’ont jamais connu la parfaite entente, et les déboires actuels d’Ajavon font dire à plus d’un qu’il est depuis longtemps dans le collimateur des gouvernements de son pays. Issu d’une famille de commerçants, l’entrepreneur a fait ses débuts dans les affaires comme directeur commercial de la poissonnerie familiale avant de transformer celle-ci en un empire agroalimentaire pesant aujourd’hui quelque 46 milliards de F CFA de chiffre d’affaires.

Pour cela, il se spécialise d’abord dans l’importation de volaille congelée, avant d’élargir ses activités au transport de ces marchandises. Depuis, l’homme d’affaires contrôle l’intégralité de la filière d’importation sur ce créneau. Ses cargaisons arrivent au port de Cotonou avant d’inonder le marché ouest-africain. Chaque jour, des centaines de camions et de camionnettes remplis de poulets surgelés quittent ses entrepôts et traversent la frontière vers les marchés voisins.

Un récent voyage à Ouagadougou

Selon plusieurs sources proches de l’homme d’affaires, celui-ci n’a aucune envie de perdre le reste de ses plumes au Bénin. Il aurait donc décidé d’entamer des démarches pour s’exiler ou déménager son empire vers d’autres pays de la sous-région. Déjà solidement implanté au Ghana, à travers sa société Cocas, il rêve de faire de même dans d’autres pays africains. Son récent voyage à Ouagadougou fait sans doute partie d’un plan de recherche de nouveaux pays d’accueil pour relancer ses activités mises à mal au Bénin.

Ce qui ne l’a pas empêché, lors d’une rencontre le 9 janvier avec le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, en sa qualité de président du patronat béninois, de plaider pour un renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et le Bénin.

DU BUSINESS À LA POLITIQUE

Depuis ses déboires avec les nouvelles autorités du Bénin, Sébastien Ajavon apparaît comme l’un des principaux opposants au pouvoir de Patrice Talon, qu’il a pourtant contribué à faire élire.

Le désormais ex-patron de Comon‑Cajaf est un novice en politique : avant de se lancer dans la course à la présidence, en janvier 2016, il n’avait aucune expérience dans ce domaine et ne se revendiquait d’aucun parti. Cependant, celui qu’on surnomme le bouddha de Djeffa, une localité située entre Porto-Novo et Cotonou, était considéré comme l’un des principaux financeurs des différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays.

D’ailleurs, les faveurs et soutiens de ces derniers lui ont permis de consolider sa fortune. Après l’affaire des 18 kg de cocaïne retrouvés dans un conteneur destiné à son groupe, certains leaders politiques lui auraient proposé de prendre la tête d’une grande coalition de l’opposition. Mais, d’après ses proches, l’homme d’affaires entend désormais créer son propre mouvement politique.

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car leasing

Depuis toujours le Gouvernement du Bénin a l'habitude d'acheter les matériels roulants dont les voitures pour équiper son parc automobile et faire fonctionner l'administration. Ces voitures sont livrées par des concessionnaires, tels que CFAO MOTORS, SONAM, CAMIN, LES BAGNOLES MOTORS (LBM) pour ne citer que ceux-là...

Pour le principe, une voiture achetée neuve, s’il n’y a pas de défaut de fabrication depuis l'usine, devrait être en mesure de servir un particulier au moins cinq ans, puis au moins deux ans dans l'administration publique qui nécessite des missions sur de longues distances, avant de présenter des pannes qui nécessitent une intervention majeure au niveau du moteur. Mais au Bénin force est de constater une pratique malsaine au sein des Directions Générales du Matériel et de la Logistique des structures de l'Etat qui envoient de façon précoce ces voitures neuves en maintenance dans les garages des concessionnaires pour de nombreux jours. Des prestataires qui, pour garder des relations d’affaires et sauver des marchés futurs, acceptent de facturer à des prix très exorbitants des réparations fictives contre des commissions à ces commis de l'Etat, une fois que leurs comptes en banque sont approvisionnés.

Pour faire court, il faut comprendre que les concessionnaires et les DGML se mettent ensemble pour voler l'Etat. L'autre revers de l'achat des voitures pour équiper l'administration publique c'est le détournement des usages au frais de l'état, surtout le carburant et l’entretien, au profit des destinataires de ces moyens. En résumé le leasing ferait des concessionnaires les gardiens de leurs voitures et par conséquent tous frais liés à leur entretien.

Le Gouvernement du président Patrice Talon qui a opté pour le Leasing lors du dernier conseil des ministres, dans le souci de maîtriser ses dépenses et couper du coup l’herbe sous les pieds des concessionnaires et autres fonctionnaires véreux n’est pas l’inventeur du concept. Certaines entreprises du secteur privé ont recours au Leasing avec par exemple la facturation au kilométrage. Dans ce système c’est le locataire qui fournit le carburant. Tandis que le loueur fournit la voiture en parfait état de marche, le chauffeur( fonction du mode de leasing) et l’entretien est entièrement à sa charge.

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GSM

Première rencontre des opérateurs Gsm avec les conseillers

L’Arcep exige la baisse des tarifs de communication

Les conseillers de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) ont eu une rencontre avec les opérateurs Gsm. Trois points ont été débattus lors de ces assises : la baisse des tarifs de communication, la qualité des services et les Sim Box.

Dès cette semaine, les tarifs de communication seront revus à la baisse sur tous les réseaux. Cette baisse tarifaire concerne aussi bien les appels que les Sms. C’est la conclusion de la première rencontre des opérateurs Gsm avec les conseillers de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) vendredi dernier au siège de l’institution. A en croire Flavien Ba Chabi, président de l’Arcep, cette baisse de tarif demandée aux opérateurs Gsm est survenue suite à l’effort fait par le gouvernement qui a baissé les taxes. « Après les échanges avec les opérateurs Gsm qui ont salué cette première rencontre, il est convenu que les tarifs de communication seront revus à la baisse pour permettre aux consommateurs de bénéficier de l’effort de réforme de taxation intervenue dans le secteur à travers la loi des finances 2017. Les propositions ont été faites et feront l’objet d’adoption la semaine prochaine », a expliqué le président de l’Arcep.

En ce qui concerne la qualité des services qui est le deuxième point abordé au cours de cette rencontre, l’Arcep a convié les opérateurs à respecter leur cahier de charges. Pour le président de l’Arcep, il n’est un secret pour personne que la qualité des services offerts par les opérateurs Gsm aux consommateurs n’est pas bonne. Il a rassuré qu’après l’effort fourni par le , les textes seront appliqués afin d’amener les opérateurs à respecter leurs engagements.

Par rapport aux Sim Box qui constituent le troisième point inscrit à l’ordre du jour de cette rencontre, l’Arcep a sommé les opérateurs Gsm de désactiver toutes les cartes sim non encore identifiées pour la sécurité des populations. « Les opérateurs Gsm ont été conviés à respecter les résolutions retenues lors de nos dernières séances de travail à savoir : la désactivation des cartes sim non identifiées, les contrôles des masters distributeurs… », a rappelé Flavien Ba Chabi. Ainsi, l’application des décisions de cette rencontre par les opérateurs Gsm permettra de calmer un tant soit peu les plaintes enregistrées au niveau des consommateurs.

Isac A. YAÏ 

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